Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le Club de Protection de l'Environnement

CPE Le Crès

Le pétrole

Le pétrole :

 

Utilisé pour l’essence, les chewing-gum et des tas d’autres choses du quotidien, le pétrole est l'énergie fossile la plus utilisée au monde. Et en plus d’émettre beaucoup de gaz a effet de serre (GES) à la sortie de pots d’échappement de nos voitures, son extraction est polluante et détruit les ressources de la planète. Le C.P.E. vous en dit plus…

 

Comment s'est-il formé ?

Le pétrole est formé par l’accumulation de masses énormes de débris organiques microscopiques au fond des mers et des deltas et leur transformation par l’action de bactéries anaéorobies (définition : désigne la famille des bactéries qui ne peuvent vivre qu’en l’absence d’oxygène, ou dont le développement est possible en l’absence d’oxygène).

 

Où est-il extrait ?

Le Venezuela, l'Arabie saoudite, le Canada, l'Iran et l'Irak ou encore la Russie font partie des pays possédant les plus importantes réserves de pétrole.

 

 

Comment est-il extrait ?

On extrait du pétrole depuis des décennies, mais il est évident que les techniques d’extraction se sont considérablement améliorées au fil des ans. Aujourd’hui, le procédé se déroule en plusieurs étapes, et au moyen d’une logistique importante.

Effectuer le forage

Une fois qu’une poche de pétrole suffisamment rentable pour être exploitée est localisée, une plateforme pétrolière est installée à cet endroit et un puits est foré. Dans le trou étroit qui est creusé, on place un tubage d’acier. D’autres trous sont réalisés à la base du puits afin de permettre au pétrole de remonter à travers le tube. En surface, un système de vannes est mis en place pour contrôler la pression et les débits.

La récupération du pétrole

Une fois cette installation mise en place, il s’agit de récupérer le pétrole. Le gisement se vidant petit à petit, le mode de récupération doit s’adapter. On compte deux étapes principales : la récupération primaire et secondaire. Une troisième méthode est également parfois appliquée.

La récupération primaire du pétrole
Dans un premier temps, on peut assez facilement récupérer le pétrole grâce à une série de phénomènes naturels :
  • L’eau présente naturellement dans le sol déplace le pétrole vers la base du puits ;

  • L’expansion du gaz initialement présent dans le pétrole permet de faire remonter le pétrole.

A cette étape, le taux de récupération du pétrole est important, même s’il dépend notamment de la quantité de gaz présente en sous-sol. Il suffit donc de mettre en place, après le système de vannes, un réseau de canalisations conduisant le pétrole vers des zones de stockage et de traitement.

La récupération secondaire du pétrole

Plus le gisement est exploité, moins ces phénomènes naturels de pression souterraine sont actifs. Il faut donc injecter des fluides dans le gisement pour faire remonter le pétrole à la surface. Il peut s’agir d’eau, de gaz naturel, d’air, de dioxyde de carbone, etc. Cette méthode demande plus d’énergie et permet de récupérer moins de pétrole. Elle est donc évidemment moins rentable.

La récupération tertiaire du pétrole

Au fil des années, les méthodes de récupération se sont améliorées. Aujourd’hui, on injecte parfois de la vapeur, des agents tensioactifs et même des microbes spécifiques dans le puits pétrolier, afin de récupérer une fraction supplémentaire de pétrole.

 

Quels sont ses impacts sur l'environnement ?

Le pétrole est la cause de pollutions, ainsi que de destruction de la faune et la flore. Il a donc un impact néfaste sur l'environnement, causé par plusieurs phénomènes comme les marées noires. On caractérise son impact par deux types de pollutions :

-La pollution par exploitation et transport du pétrole ( marée noire, boue polluante et pollution acoustique )

-La pollution liée aux dérivés du pétrole ( combustion de carburants qui entraîne une pollution atmosphérique, dégradation de la faune et la flore a cause des plastiques )

I - La pollution par exploitation et transport du pétrole

a) Les marées noires

Une marée noire est une catastrophe industrielle et écologique dû a l'échouement d'une nappe d'hydrocarbure en zone côtière. Cette nappe est due à un déversement volontaire ou accidentel d'une certaine quantité de pétrole, ou de produits pétroliers dans la mer et qui est ramené vers la côte par l'effet des marées, des vents et des courants.

Les marées noires sont la cause de pollutions et ces dernières ont un impact non négligeable sur l'écologie. Ces marées noires perturbent durement et durablement la faune et la flore. Elles génèrent de graves dégradations au niveau de l'écosystème ce qui peut causer l'asphyxie totale du milieu. L'habitat de nombreux animaux ainsi que les fonds marins seront détruits et la faune et la flore des zones côtières seront elles aussi gravement touchées.

Exemple de grandes marées noires et leurs conséquences :

Erika : C'est un symbole des catastrophes que représentent les grandes marées noires. Le 12 décembre 1999, le pétrolier Maltais Erika faisait naufrage au large des côtes Atlantique. Ses 31 000 tonnes de pétrole rejetées au large des côtes Loire-Atlantique, ont eu pour conséquence des vagues successives de pollution qui ont souillées 400 kilomètres de côtes. Selon un estimation de LPO, plus de 300 000 oiseaux marins hibernant dans le golf de Gascogne seraient morts.

Les impacts environnementaux du pétrole

 

b) Les boues de forage

La boue de forage est un mélange de terre, de morceaux de roches et de lubrifiants synthétiques toxiques qui sont utilisés pour permettre aux foreuses de progresser à grande profondeur. Elle doit théoriquement être stockée dans des sites d'enfouissement spéciaux, et surtout pas rejetée en mer. Les boues sont en elles mêmes polluantes, puisqu'elle sont écotoxiques ( nuisible pour l'environnement ). Donc quand elles sont accidentellement ou non ( certaines entreprises sont autorisées a rejeter ces boues en mer si elles ne dépassent pas un certain seuil de toxicité ) rejetées en mer ( étant donné leur composition toxique, contenant par exemple des hydrocarbures ) elles polluent une zone variant entre 400 m et 1 km. Ce qui se traduit par une asphyxie par anoxie ( réduction de l'oxygène dans un milieu ) des individus marins sous la boue sédimentée. Elles peuvent aussi causer une accumulation des nutriments dans un milieu aquatique et par là, favoriser le développement d'espèces envahissantes au détriment de la biodiversité, ce phénomène se nomme l'eutrophisation.

c) La pollution acoustique

Il y a plusieurs types de pollutions acoustiques causées par le pétrole :

- Le bruit des navires : En sillonnant constamment les océans, les navires comme les superpétroliers émettent des sons tels que des bruits de moteurs, d'hélices, de roulements ... La fréquence de ces bruits se situent entre 20 et 300 Hz, ce qui correspond a la gamme de fréquence qu'utilise plusieurs espèces de baleines , ceci rend donc leur communication difficile. De plus, le facteur le plus nuisible est le fait que les baleines ont du mal a distinguer les bruits naturels de la mer des bruits des bateaux. Il en résulte des collisions accidentelles, une des principales causes de mortalité chez les baleines franches ( espèce de baleine ) partout dans le monde. Ces bruits peuvent aussi amener les baleines à abandonner leurs habitats.

L’exploitation maritime du pétrole : Elle génère des sons puissants et continus : sondages sismiques, construction de plateformes, forages, etc. Ce problème est particulièrement marqué dans le golfe du Mexique, le long de la côte Californienne.

-Lors de l’exploration : Les « canons à air » qu’on utilise pour détecter la présence de pétrole ou de gaz naturel sous le lit de l’océan émettent des ondes sonores extrêmement puissantes. En réalité, les bruits d’origine humaine sont les plus puissants des océans. Ces canons émettent des sons toutes les 10 à 60 secondes pendant des jours et même des mois. Ces derniers trop fréquents peuvent pousser les baleines ou même les dauphins à quitter un territoire.

-Pendant l’exploitation : Les bruits causés par le forage et l’extraction ne sont pas aussi puissants que ceux des canons à air, mais ils ont une durée plus importante. À la longue, ces bruits constants peuvent pousser les baleines et d’autres espèces marines à abandonner leurs habitats.

II - La pollution liée aux dérivés du pétrole

En plus des pollutions liées a l'exploitation et au transport du pétrole, des pollutions indirectes lui sont elles aussi attribuées. Cette pollution est notamment due aux dérivés du pétrole.

a) La pollution atmosphérique ou pollution de l'air

Plusieurs types d'exploitations pétrolières libèrent des substances toxiques dans l'air et/ou des gaz à effets de serres. L'exploration pétrolière et gazière, de même que la production et le traitement de base du pétrole brut et du gaz naturel, appartient au secteur en amont de l'industrie. Le raffinage du pétrole est un procédé industriel visant à extraire par distillation les principaux composants du pétrole brut et à les convertir en matière première et en produits finis qui seront utilisés comme combustibles ( essence, kérosène, etc) ou pour d'autres usages ( huiles lubrifiantes, asphaltes ). Les activités du secteur en amont ont de nombreuses répercussions sur l'environnement. Par exemple, les émissions atmosphériques résultant du brûlage à la torche sont préoccupantes parce qu'elles ont un effet sur la qualité de l'air ainsi que sur la quantité des gaz à effet de serre à l'échelle régionale. Cette pratique a en réalité un triple effet négatif :

- C'est un gaspillage d'une ressource naturelle précieuse sous forme de dioxyde de carbone, premier gaz à effet de serre.

- Les exploitations rejettent également du gaz naturel non brûlé à l'air libre et aggravent les émissions de méthane, principal constituant du gaz naturel.

-La flamme et la lumière qu'elle émet peuvent être source de pollution lumineuse et perturber l'environnement nocturne, notamment en causant des situations de piège écologique, pour certaines espèces, ce qui peut avoir des conséquences indirectes graves.

Parmi les émissions atmosphériques polluantes de l'industrie figurent les substances toxiques telles que le benzène et les particules, les émissions acides et les gaz à effet de serre tels que le méthane et le dioxyde de carbone. Le raffinage du pétrole entraîne le rejet de nombreux polluants atmosphériques, notamment les oxydes de souffre, les oxydes d'azote, les particules, le monoxyde de carbone et le benzène, ainsi que de nombreux gaz à effet de serre.

Enfin, la circulation automobile est la cause d'un tiers des émissions de gaz à effet de serre. C'est un parfait exemple de la pollution indirecte que peut causer le pétrole puisque dans ce cas là, c'est son principal dérivé l'essence, qui en est la source. Pendant la combustion de cette dernière, du dioxyde de carbone notamment est relâché dans l'air.

Néanmoins, la pollution de l'air est causée par de nombreux secteurs d'activités dans la vie de tous les jours ( par ses dérivés et non son exploitation), le chauffage du secteur résidentiel, le trafic routier, les chantiers et carrière ou encore l'agriculture sont les principaux, dans l'exemple de l'île de France :

b) La contamination des milieux par les plastiques

Les plastiques sont un dérivé du pétrole, et ils sont une source de pollution considérable, notamment pour le milieu marin. Mais ils ont aussi un effet grave sur la dégradation du paysage.

80% des sacs plastiques ne sont ni recyclés ni triés. Ils sont donc rejetés dans la nature. Et étant donné leur caractère léger, ils ont tendance à s'envoler et on les retrouve partout dans les milieux naturels : champs, rivières, montagnes et mers, où ils contribuent à la dégradation des paysages.

Entre les pots de yaourts, les emballages alimentaires et les sachets de courses, le plastique a tout simplement envahit notre vie. Malheureusement, il envahit aussi les océans. Une pollution qui a un impact majeur sur l’environnement.

On peut malheureusement apercevoir de plus en plus souvent des morceaux de plastiques sur les plages ou même en mer, vestiges du passage de vacanciers peu concernés par l'état de ces lieux. Une pollution qui semble dérisoire mais qui en réalité devient alarmante.

Le plastique est une des grandes découvertes du siècle dernier et nous facilite la vie dans bien des domaines. Mais la pollution qu'il engendre le rend néfaste pour l'environnement. On estime que chaque année, ce sont 30 millions de tonnes de plastique qui se retrouvent dans les mers du globe. 90% des déchets retrouvés à la surface des océans sont du plastique : bouteille, corde en nylon, sacs plastiques, etc. Ces détritus causent une pollution à très long terme avec une durée de vie de presque 1000 ans ! Ce qui est alarmant quand on sait que les plastiques ont tendance à concentrer des polluants très nocifs ( phtalates ou PCB ). Par exemple, en France, 122 millions de sacs plastiques jonchent les 5000 kilomètres de côtes du littoral et tuent des milliers d'animaux marins chaque année. Ils étouffent de nombreuses espèces marines, à cause des rayons de soleil qui dégradent les plastiques et les réduisent à la taille de 5 millimètres de largeur, soit la taille du zooplancton. Les poissons les confondent, finissent par les manger et meurent. Quant aux tortues, elles confondent les sachets plastiques avec des méduses et meurent littéralement étouffées. Les oiseaux sont également touchés par cette pollution, ce qui conduit à des tragédies comme celles de l’atoll Midway : chaque année, ce sont des dizaines de milliers de poussins albatros qui meurent de faim, le gosier remplit de bouts de stylos ou de débris de plastiques ramassés par leurs parents.

Au final ce ne sont pas moins de 260 espèces qui sont menacées par le plastique produit par l'homme.

 

 

Conclusion : Le pétrole est la plus grosse énergie fossile de la Terre. Il fait rapporter beaucoup d'argent à des industriels. Mais il est néfaste à l'environnement en provoquant des marées noires, en augmentant le tôt de CO2 dans l'atmosphère et en produisant du plastique et du carburant.

 

 

Le pétrole
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article